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Confinement : comment dépasser sa solitude ?

Depuis le mardi 17 mars, les consignes de confinement se sont imposées et nos interactions sociales se trouvent réduites à leur strict nécessaire. Cette distanciation sociale imposée va se traduire par un isolement d’un grand nombre d’individus, notamment ceux vivant seuls.
Le terme de solitude renvoie soit à un fait soit à un sentiment, c’est-à-dire à une solitude réelle ou une solitude ressentie. En effet, on peut être seul ou se sentir seul. De plus, même au sein d’un groupe, voire d’une foule, on peut se sentir seul. La solitude fait partie de la condition humaine, on évoque souvent la solitude de l’existence, celle de la naissance et de la mort. L’attitude vis-à-vis de la solitude est différente d’un individu à l’autre. Certaines personnes la fuient, d’autres la recherchent.
Les conséquences de l’isolement social et de la solitude sur l’organisme sont connues depuis longtemps. Ainsi, les individus sans attaches sont davantage susceptibles d’attraper un rhume, de souffrir de dépression, de développer des troubles cardiaques, d’avoir des fonctions cognitives diminuées. L’isolement, le manque d’activité et d’interaction nourrissent la rumination, confirment ou affirment le caractère dépressif et peuvent développer certaines pathologies comme l’obsession.
Paradoxalement, notre époque, bien que permettant des échanges et une communication quasi infinie, quelle que soit la distance, grâce aux progrès de la téléphonie et de l’internet, est pourvoyeuse de solitudes et donc de solitaires. Mais ici, ces technologies peuvent nous aider à surmonter cette période et rendre notre solitude moins pesante.
Que ce soient les réseaux sociaux ou certaines applications, elles nous permettent de communiquer ou de se voir. En fait, la façon dont vous utilisez ces plateformes semble avoir plus d’importance que le temps que vous y passez. En d’autres termes, nous pouvons tous profiter de nouvelles habitudes numériques fondées sur des connexions humaines porteuses de sens. Du reste, c’est peut-être notre seule option actuellement. C’est donc le moment de « surfer social » et de garder le contact sans contact :
 
  • La communication par vidéo (Skype, Face time, WhatsApp…) est une alternative à de réelles interactions, car les indices faciaux, le langage corporel et d’autres formes de communication non verbale sont essentiels. De nombreuses initiatives sont actuellement disponibles allant du cours de yoga, du club de lecture à l’apéro entre amis.
  • Recevoir beaucoup de messages sur les réseaux sociaux peut donner une petite bouffée de dopamine réconfortante, mais recevoir un message direct (la poste fonctionne encore et une lettre manuscrite vaut de l’or en cette période) ou un e-mail avec un véritable compliment ou l’expression d’une vraie gratitude est plus personnel et plus durable. Ces quelques mots gentils et cette attention seront bien utiles et bénéfiques pour combattre le stress et l’incertitude liés au coronavirus.
  • Partager avec vos proches ce qui vous tient à cœur, vos passions. Échanger sur ce qui vous anime et intéresse.
 
Finalement, il y a une façon de surmonter la solitude : entretenir ses relations existantes, et en fonction de votre souhait, les approfondir et les améliorer. Ce virus nous rappelle que les interactions humaines peuvent propager cette maladie, mais elles sont aussi une source de bien-être et de sens irremplaçable. Profitons de ce confinement imposé pour renforcer nos relations existantes et ne pas oublier que la solitude est une « amie inestimable, ennemie mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites. » (Françoise Dolto).
Christian RICHOMME